• Ce texte, réalisé lors d'un devoir sur table, avait pour contrainte de contenir une phrase de début et de fin, en deux choix :

    I-"La nuit était si belle, si transparente, que le sommeil fuyait les habitants du village. Du bois proche venait un parfum de fraises." et "Le lendemain, on trouva les deux cadavres, celui de Vaillot étendu dans l’herbe, celui de Péraudin pendu aux branches d’un orme."

    II-"Ce fut ma nièce qui alla ouvrir quand on frappa. Elle venait de me servir mon café, comme chaque soir." et "Il était parti quand, le lendemain, je descendis prendre ma tasse de lait matinale. Il me sembla qu'il faisait très froid."

     

    J'ai encore choisi le II- ! Bonne lecture !

     

    Note : Je sens qu'il lui manque de développement, mais je n'écris pas très vite. Mais je l'aime bien malgré tout !

     

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    Invité à boire

     

    Ce fut ma nièce qui alla ouvrir quand on frappa. Elle venait de me servir mon café, comme chaque soir. Depuis qu'elle vivait ici, je ne pouvais plus me passer de boire les boissons chaudes qu'elle apportait au quotidien. Alors que je sirotais mon café, le cri de ma nièce résonna dans tout le manoir. Je soupirai. Il est vrai que cette soirée je l'avais invité, et que la pauvre enfant ne l'avait jamais vu depuis que je l'avais pris sous mon aile. Il fallait que je descende avant qu'il ne soit confus. Mes ailes aux plumes blanches se déplièrent pour m'envoler jusqu'à l'entrée, juste en dessous de ma cage de repos.Ma jeune nièce, complètement paniquée, tentait de voler avec ses petites ailes de chauve-souris blanches, mais son corps restait cloué au sol, tétanisé. Mon invité, Monsieur Exgabriel, avait toujours une tête à faire peur aux jeunes filles l'âge de ma nièce, c'est-à-dire douze ans. Il avait des cornes à la tête et sur l'arête de son nez massif. Sa peau noire contrastait avec ses gros yeux rouges, et surtout on aurait dit un diable géant et costaud... Bref, il n'avait pas l'apparence d'un prince charmant !

     

    Je réussis assez rapidement à calmer ma pauvre nièce (qui d'ailleurs s'appelle Nana). Elle restait cependant méfiante avec lui. Je lui demandai de lui préparer un café bien fort. Dès qu'elle eut disparu, lui et moi volâmes vers ma cage. La soirée de beuverie se passa normalement ; on discutait de notre semaine, donnait nos nouvelles, et ainsi de suite...

     

    Mais arriva cependant un moment où, le visage sombre, Monsieur Exgabriel me parla d'une affaire grave.

    «Mon ami, je te connais bien et je sais que je peux te faire confiance, mais je dois malheureusement te séparer d'elle.

    -Elle ? demandai-je sans comprendre

    -Nana. Tu as beaucoup d'affection pour elle, mais elle est une "Hérésie". Ton frère l'a conçue avec une démone, elle ne pourra pas vivre éternellement dans le cocon que tu lui as façonné. Je suis dans l'obligation de te la prendre et de l'envoyer à l'orphelinat "Ciel"... Car tu n'as légalement pas le droit de l'élever ainsi.»

     

    Le choc de son annonce me fit frissonner de crainte. Je savais qu'il ne faisait que son travail, mais je ne pouvais pas me résoudre à perdre mes habitudes à être sans Nana. Pourtant, je fus obligé de lui confier ma nièce.

     

    Lorsque je lui annonçai la nouvelle, elle devint toute pâle, et une larme coula de ses yeux. Monsieur Exgabriel m'informa qu'il partirait le lendemain matin avec ma nièce. Le manoir allait perdre de sa seule source de chaleur, ma petite Nana.

     

    Il était parti quand, le lendemain, je descendis prendre ma tasse de lait matinale. Il me sembla qu'il faisait très froid.


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